Le blog de Joss Beaumont

Blog consacré aux voitures anciennes, au cinéma, à la littérature et au doux parfum de la nostalgie. Mais qui est ce Joss Beaumont ?

14 octobre 2008

Journal intime

Moleskine

L’homme élégant a parfois besoin de se retrouver face à lui-même. S’il soigne son apparence, c’est par pudeur et politesse envers les autres. Il ne veut pas imposer ses états d’âme à la terre entière. Il a trop d’orgueil pour les déballages indigestes de notre époque moderne. Mais lorsque la lumière du jour tombe, lorsqu’il doit affronter ses propres démons, il s’empare d’un carnet moleskine sur lequel il griffonne quelques mots incohérents ou dessine la silhouette d’une femme jadis aimée. Il collectionne ses cahiers noirs comme s’ils représentaient un trésor inestimable. Sa vérité repose en partie dans ses carnets dont le secret est fermé par un élastique. Avant lui, des artistes aussi célèbres que Vincent Van Gogh, Pablo Picasso, Ernest Hemingway ou Bruce Chatwin les ont utilisés. En 1986, la société familiale tourangelle qui  produisait les Moleskine a cessé son activité. Certains écrivains s’en émurent et cherchèrent même par tous les moyens à racheter les stocks. Ses tablettes étaient devenues indispensables à leur processus de création. Flairant l’objet quasi-mythique, un éditeur italien décida de relancer cette affaire en 1998 misant habilement sur le fort pouvoir émotionnel de ces carnets. Si l’homme élégant n’a pas d’ambition artistique, les Moleskine lui permettent à coup sûr de soulager son âme. 

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Au cœur du mouvement

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Un homme élégant, c’est un homme qui a les pieds ancrés dans la réalité. Pas un de ces dandys évanescents qui semblent vivre en dehors du monde, dans une sorte de bulle factice. Un homme élégant a lu les aventures du reporter Tintin lorsqu’il était enfant, il a eu envie de parcourir la planète, de découvrir d’autres civilisations et surtout de mieux comprendre ses frères, ses voisins, ses amis, mais également les « autres », les étrangers, les parias, les exclus et les miséreux. Il a eu envie de témoigner, de montrer la souffrance des êtres, cet océan de malheur traversé par quelques éclats de joie et d’espoir. Comment capter ces instants fugaces où un enfant sourit, un soldat tombe sur le champ de bataille, un athlète passe la ligne d’arrivée d’une course où une femme pose pour vous en tenue légère ? Une seule solution, s’inspirer des grands du photojournalisme : Robert Capa, Henri Cartier Bresson ou Elliot Erwitt. A défaut d’avoir leur immense talent, l’homme élégant a pu se munir de leurs instruments de travail, les appareils photo Leica. C’est en 1925 qu’Oskar Barnack a proposé pour la première fois au public un boitier petit format qui remplaçait avantageusement les encombrantes chambres photographiques. La photographie moderne était née. Et depuis cette époque-là, les boîtiers Leica sont les acteurs du monde réel.

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02 octobre 2008

Pour vivre heureux, vivons cachés !

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Le play-boy aventurier dispose de petites astuces dans sa besace pour arriver à ses fins. Il ne va pas se jeter dans le premier palace de la Côte d’Azur sans assurer un minimum ses arrières. Les femmes sont devenues méfiantes, les concurrents impitoyables et les clients démoniaques, alors pour affronter la rudesse du monde, il s’agit de se protéger, d’enfiler sa panoplie d’intouchable, d’indomptable. Un costume Brioni scintillant façon James Bond, des souliers vernis John Lobb, un after-shave puissant Acqua di Parma devraient suffire à imposer sa présence. Il manque pourtant une touche de glamour et de mystère à cette tenue de combat : une montre bracelet qui cache son cœur pour mieux vous envoûter. La Reverso de Jaeger-LeCoultre n’est pas tapageuse comme ses concurrentes, elle ne s’affiche pas dans des tenues affriolantes ou provocantes. Elle sait, par pudeur, garder ses distances avec les malotrus. Elle offre ses mouvements à grandes complications, sa précision et sa finesse aux connaisseurs. Les impatients peuvent passer leur chemin. Les hommes qui la portent à leur poignet sont détenteurs d’une certaine sagesse et d’un art de vivre raffiné. Comme toutes les belles choses, la Reverso puise ses racines dans les Indes britanniques. Elle a été créée en 1931 au cœur du Jura Suisse pour les officiers qui souhaitaient disposer d’une montre sport capable de supporter les chocs d’un match de polo. Avec son système de retournement, la Reverso allait devenir un mythe bien réel de l’horlogerie de luxe. Ses lignes d’inspiration Art déco font depuis presque quatre-vingt ans toujours autant d’effet.

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01 octobre 2008

Jeunes des années 80

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L’industrie du divertissement est née aux Etats-Unis. Ce grand pays a été le premier à s’intéresser au pouvoir d’achat des adolescents et donc à leurs goûts musicaux et cinématographiques. Les américains sont de redoutables hommes d’affaires qui ont exporté partout dans le monde leur vision du confort et des loisirs. Au lendemain de la Guerre, les bases de l’OTAN disséminées sur le territoire européen ont apporté dans leurs bagages l’électroménager « made in USA ». Frigidaire et machine à laver allaient changer le quotidien des ménagères tandis que les jeunes se déhanchaient frénétiquement au son du Rock’n Roll. Les baby-boomers se prennent alors d’une passion aussi excessive qu’incontrôlée pour les Etats-Unis. Leurs enfants les suivront également dans cette adoration de « l’American way of life ». Tout ce qui arrive de là-bas ne peut être que formidable et novateur. De toute façon, les croulants ne comprennent rien à la jeunesse. A la fin des années 70, c’est en Californie que les nouvelles modes naissent. Sur ce territoire gorgé de soleil, les gamins s’amusent sur de drôles de planches à roulettes appelées « skateboard ». Ils ont les cheveux longs, une allure décontractée et leurs figures artistiques donnent le tournis. Ces adolescents sont les fils spirituels des hippies. Ils sont cools, détachés, imperturbables et deviennent vite des modèles à imiter. On adopte leur style et notamment leurs baskets Vans. La marque a été créée en 1966 par Paul Van Doren. Mais elle connaît un succès mondial en 1979 lorsqu’elle lance la « Slip on », une chaussure qui équipera bientôt tous les skateurs et les possesseurs de BMX de la planète. Une version va particulièrement marquer les esprits. Parmi un catalogue infini de couleurs, le modèle à damiers « noir et blanc » devient l’étendard d’une génération. On la surnomme la « Jeff Spicoli », du nom d’un héros incarné par l’acteur Sean Pean dans le film « Fast times at Ridgemont High » sorti sur les écrans en 1982. Cette comédie pré-pubère comme les affectionnent les américains conte la vie d’un surfeur, fumeur de marijuana à ses heures perdues et volontiers insolent envers ses professeurs. Vans gagne alors ses galons de liberté et s’impose comme la marque d’une certaine insoumission. Il fallait oser porter des chaussures à damiers, les adolescents d’aujourd’hui continuent pourtant à les plébisciter et les plus vieux se rappellent avec nostalgie les concerts géants des Beach Boys des années 80, Bicross Magazine, le Walkman de Sony et la série « Arnold et Willy ».

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08 septembre 2008

Citoyen du monde

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En matière d’habillement, les américains n’ont rien inventé. Par contre, ils ont recyclé tout ce qui provenait de la Vieille Europe. Ce sont de formidables chiffonniers qui s’approprient la paternité des produits. Prenons, le « jean », il figure au panthéon des objets estampillés Yankee. Il renvoie à la mythologie des chercheurs d’or, des « lonesome » cowboys et des beatniks. Pourtant, ces origines sont méditerranéennes. Le mot « jeans » est une déformation de la ville de Gênes qui était spécialisée au XVIème siècle dans le commerce de soierie. Les italiens avaient conçu une toile bleue en coton extrêmement robuste qui habillait déjà les paysans de l’époque. Cette toile migra ensuite en France à Nîmes d’où l’appellation américaine Denim. En somme, ces « jeans » d’Outre-Atlantique sont un véritable hold-up de nos propres techniques ancestrales et de notre industrie du textile. Mais pour que cette anodine toile indigo devienne une star mondiale, il lui fallait un impresario à sa hauteur. Ce fut le cas de Levi Strauss qui s’est établi à San Francisco en 1853 dans la vente en gros de vêtements. Il a l’idée de se servir d’un surplus de toile denim destiné, à l’origine, à la fabrication de tentes. Le destin allait en décidé autrement. En 1872, Jacob Davis, un tailleur de Reno lui montre une nouvelle technique pour fixer les coins de poches des pantalons. L’association rivets en cuivre et toile denim allait donner naissance au premier blue-jean de l’histoire, le « waist overalls » en 1873. Ce jean originel est rebaptisé 501 à partir de 1890. La légende était lancée, en 1901, une seconde poche arrière fit son apparition, en 1910, il opta pour les coutures rabattues à l’intérieur des jambes, en 1922, ce sont les passants pour la ceinture qui furent ajoutés et en 1936, la fameuse étiquette « Red tab » sur la poche arrière droite lui donna sa touche finale. Car depuis plus d’un siècle, le 501 n’a pas vraiment changé. Il habille les ouvriers et les nantis sans distinction de race et d’âge. Ce jean a une fonction œcuménique. Cependant, il faut se souvenir qu’il n’a pas toujours été ce pacificateur des peuples. Dans les années 60, il fut un temps l’attribut des jeunes contestataires qui remettaient en cause la société. Les calicots au placard, les idéaux à la poubelle, il ne reste de cette période tumultueuse que son côté « mauvais garçon » et « rebelle » qui plait tant aux bourgeois. Le succès du 501 tient à la simplicité de sa coupe, à sa couleur brute et à son pouvoir d’imagination. Il peut faire de vous un aventurier, une star de cinéma ou un travailleur. Il brouille les règles du jeu social, en cela il a réussi sa révolution.

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La flamme de la victoire

Zippo

Tout homme qui a décapsulé au moins une fois dans sa vie un Zippo s’est senti dans la peau d’un héros de guerre, presque investi d’une mission nationale : faire briller les yeux d’une femme. Le briquet-tempête a mauvaise presse aujourd’hui, la cigarette a été déclarée fléau national plongeant dans l’ombre ses utilisateurs. Il y avait pourtant dans le geste d’ouvrir ce briquet d’une seule main de l’arrogance, du ridicule et du merveilleux. Lorsque vous croiserez le regard d’un propriétaire de Zippo, ne souriez pas, cet homme-là met du panache dans l’allumage de sa cigarette. Le mouvement est précis, rapide, un brin provocant et clinquant, mais la flamme jaillit sans faiblir. Elle se tient droite, prête à embraser votre mégot. La marque Zippo créée au début des années 30 par Georges.G.Blaisdell produit toujours des briquets-tempête pour les cow-boys modernes. Pendant la Grande Dépression, Blaisdell a eu l’idée de fabriquer un briquet robuste et élégant qui tient dans la paume d’une main et dont une charnière fixe le fermoir. Dès l’origine de l’entreprise, Zippo a servi d’objets promotionnels pour les grandes compagnies américaines. Encore aujourd’hui, le briquet-tempête peut s’habiller de divers logos, pourtant il n’est jamais aussi désirable que dans sa couleur chrome, brute, on dirait un petit galet poli qui scintille dans la poche d’un jean. Le Zippo est plus qu’un briquet, il faisait partie du paquetage des soldats US pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est se rappeler que de jeunes américains, la peur au ventre, tétanisés à l’idée de mourir pour un pays qu’il ne connaissait même pas, le serraient très fort dans leur main et d’un coup de canif y gravaient les initiales d’une mère, d’une sœur ou d’une fiancée avec l’espoir fou de les retrouver.  

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La vie en haut de l’affiche

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Sur l’eau, la célébrité a un nom : le Riva Aquarama, un bateau à moteur rapide, puissant, élégant, rare et fantasmagorique. Est-ce un mirage en pleine mer ? A-t-il vraiment existé ? Certains disent l’avoir aperçu, les soirs d’été, au large de Saint-Tropez ou de Portofino. Ce bateau à coque d’acajou dont le moteur a développé de 185 à 350 chevaux est une légende des mers chaudes. Il est l’œuvre de Carlo Riva et a figuré au catalogue de la marque italienne entre 1962 et 1996. Son nom est une évocation du Cinérama, un procédé cinématographique sur écran large. Ses remplaçants s’appellent aujourd’hui Aquariva Super et Rivarama. Ils ont conservé toute l’intensité émotionnelle de leur ancêtre. Les Riva occupent une place à part dans l’histoire du nautisme, ils sont nés dans une province qui s’appelle Bergame, près du Lac d’Iseo au début des années 50. La famille Riva a toujours construit des bateaux de très grande qualité qui avaient, à l’origine, l’objectif de concurrencer les Chris-craft américains. Leur slogan publicitaire : « Sun, sea, joy of living » en dit long sur leur pouvoir d’attraction. Les Riva sont en effet des stars, ils brillent au firmament. Lorsqu’ils arrivent dans un port de la Méditerranée, les conversations s’arrêtent, les regards se tournent vers ces bateaux d’exception et un moment de grâce jaillit de l’eau. Leur bois scintille au soleil produisant mille reflets, leur bruit enchante et leur propriétaire impose le respect. Un homme qui navigue dans un Riva fait preuve d’instruction, de goût et de mémoire. Car impossible d’imaginer un Riva sans se remémorer les douces heures de la Dolce Vita et les légendes vivantes que furent Brigitte Bardot, Richard Burton, Sophia Loren, le Prince Rainier, Aristote Onassis, Peter Sellers, Jean-Paul Belmondo, Henry Ford II, le Roi Hussein de Jordanie, Sean Connery, Vittorio Gassman ou encore Silvana Mangano.

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20 août 2008

Le french flair

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Toutes les plus belles histoires industrielles démarrent sur des paris un peu fous. René Lacoste, le numéro 1 du tennis mondial en 1926 et 1927 est une gloire des courts. Ce joueur acharné reconnaissable à sa casquette blanche, sa longue raquette en bois et son pantalon en toile flottant fait partie des célèbres « Mousquetaires » qui ont terrassé les américains en Coupe Davis. La presse l’a surnommé « le Crocodile » en raison de sa ténacité à ne lâcher aucun point mais surtout à cause d’une anecdote typiquement « frenchie ». Le capitaine de l’Equipe de France de tennis avait promis à René Lacoste de lui offrir une valise en crocodile s’il remportait un match important. L’élégance pousse à accomplir de grandes choses. René Lacoste demanda à son ami Robert George de lui dessiner un crocodile qui fut ensuite brodé sur son blazer en signe de reconnaissance et de ralliement. Lacoste venait d’inventer, sans le savoir, le phénomène des marques et les prémices du marketing. Son intuition sera copiée par tous les fabricants de matériel de sport de l’après-guerre faisant des athlètes des hommes-sandwichs. A la fin des années 30, les vêtements ne portaient pourtant aucun signe distinctif d’origine. On jugeait une chemise seulement à son toucher, jaugeant ainsi la qualité de la trame et du lainage. Désormais, la présence d’un petit crocodile sur le cœur vaudra gage de sérieux et de belle facture. Car René Lacoste n’est pas seulement un joueur de légende, il a révolutionné son sport en créant une chemise légère et agréable à porter. Auparavant, les tennismen utilisaient des chemises de ville pour s’adonner à leur sport favori. Lacoste a inventé le polo blanc à manches courtes conçu dans un tissu léger et aéré en maille « Jersey petit piqué ». Innovation technique, élégance française et succès garanti pour la marque au crocodile. En homme d’affaires avisé, René Lacoste imagina toute sa vie de nouveaux procédés qui pouvaient améliorer la performance des sportifs. En 1963, il fut l’inventeur de la raquette de tennis en acier. Une prouesse qui changea la physionomie des matchs donnant de la puissance et de la vitesse aux petites balles jaunes. Mais Lacoste est plus qu’un fabricant de chemisette. Son crocodile fonctionne comme un révélateur de nos souvenirs heureux. Les polos Lacoste ont rythmé nos vacances. Nos pères, nos grand-pères les ont portés à la plage, sur le bord d’une piscine, autour d’un barbecue, sur un voilier. Lacoste est le partenaire des activités extérieures des français depuis plus de soixante-quinze ans. Il est l’annonciateur des longues soirées d’été où la discussion se fait languir et où les amours naissent à l’abri du regard des grands. Lacoste, c’est la maison de famille qui ouvre ses volets au printemps, c’est vos cousines qui courent en short court dans le jardin, c’est tout simplement une promesse de bonheur partagé.

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La vie est belle

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Il y a des marques qui sont seulement connues des initiés. Good Life fait partie de ces secrets jalousement gardés entre gentlemen. On se refile le tuyau avec autant de précaution que s’il s’agissait d’un œuf Fabergé. Le fabricant a une clientèle fidèle qui apprécie la discrétion et qui n’aimerait pas une publicité tapageuse autour de son produit vedette : le blouson en agneau pleine fleur, boutons en corne et doublure écossaise qui porte le nom de Good Life. Pour se le procurer, une seule boutique à Paris dans le XVIème arrondissement vous accueillera dans une atmosphère cosy. Le volubile responsable, pianiste à ses heures, vous fera l’article avec un brin de folie et un enthousiasme mâtiné d’humour britannique. Pourquoi vient-on de toute l’Europe s’offrir ce blouson ? La qualité des cuirs, la fabrication à la française et le charme classique d’un produit hors norme. Les noms des blousons (Etretat, Herald, Shadows, Racing) sont un mariage d’esprit anglais et d’élégance française. Le dernier-né de la gamme s’appelle « Jumping », un admirable blouson d’équitation en cuir sauvage foulonné pleine fleur dans le style de ceux que portait Clark Gable dans les années 30. Sans oublier, le « Royal Biarritz », un modèle de sobriété avec sa doublure en sergine qui fera de vous un parfait dandy sur les champs de course ou dans les paddocks d’un Grand Prix.

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Accélérateur de particules

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Deux événements majeurs ont secoué l’année 1964 : la sortie du Gendarme de St-Tropez sur les écrans de cinéma et le lancement de la Porsche 911 en remplacement de la rondouillarde 356. Les hommes avaient enfin trouvé une monture à leur image. Plusieurs générations de 911 se sont succédé depuis et l’aura de cette voiture de sport allemande est toujours aussi forte. Les amoureux l’appellent par ces différents noms de codes successifs (964, 993, 996, 997). Si vous voulez faire plaisir à un homme, achetez-lui une 911 ! Vous serez sûr de ne pas commettre un impair ou une faute de goût. C’est bingo assuré ! Car elle symbolise le rêve absolu, un concentré de masculinité qui ne s’explique pas. Certains diront que son charme opère à cause d’une ligne sensuelle et virile, d’autres évoqueront des performances démoniaques et un glorieux passé sportif. Difficile de connaître la vérité. Quelle est la clé de son immense succès ? Une Porsche 911 plait au premier coup d’œil. Les proportions sont idéales, la vitesse dépasse allégrement les limites autorisées, elle fait de vous un type cool et rassurant. Steve McQueen ne s’y était pas trompé en l’utilisant en ouverture du film « Le Mans ». Pas un homme, même une star d’Hollywood, ne peut y résister. Même le constructeur allemand a du se faire à l’idée qu’elle était le socle de sa gamme jusqu’à la fin des temps. La marque a bien essayé de lui trouver des remplaçantes, mais la magie n’agissait plus vraiment. Les acheteurs voulaient irrémédiablement une 911. Vous ne vous débarrasserez pas si facilement de cette maîtresse envoûtante. Certains anciens propriétaires se réveillent parfois en pleine nuit, en sueur, ils ont, parait-il, entendu dans leur profond sommeil, le feulement caverneux de son six cylindres à plat. Une musique de chambre qui leur serre le cœur au petit matin. Ils en redemandent. Leurs femmes les prennent pour des fous. Ils le sont assurément. Les hommes vivent une histoire d’amour sans ombrages avec la 911. Une passion dévorante et exclusive. Car le poison que distille cette voiture les rend simplement vivants. Toutes les versions ont leurs adeptes. Les cabriolets séduiront les flâneurs, les « Turbo » et leurs extravagances esthétiques, les culturistes de la route et les Speedster, les nostalgiques de James Dean.

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